UNISSEZ-VOUS! Info #286fr-en:



GLAC sur le (on the) Congo et (and) Zimbabwe

31.07.2007

[Mainly in French, with some important parts also in English]




Note d'intro / Intro note:

Français:

Je trouve le numéro (19-2007) d'aujourd'hui du Grands-Lacs Confidentiel (GLAC), une source souvent très bien informée sur les questions de la RD Congo et des autres pays en Afrique Centrale, particulièrement important concernant la situation actuelle dans cette région; donc je le reproduis ici dans sa entièrité. Il contient quelques articles (seulement) en français et quelques autres en français et aussi en anglais - verrez ici bas.

L'article énumeré par le GLAC maintenant sous 5. ici bas, "GLAC NO 17-2007: Paul Kagame recruits to throw Robert Mugabe out of Zimbabwe", fut reproduit (en anglais) aussi dans la pièce 289 de ma série "News with brief comments", le 23.07.2007.

Dans l'editorial de ce numéro de GLAC, entre autre choses la question de la génocide en Rwanda en 1994 est evoquée. Un article en anglais par Remigius Kintu, publié en 2005 et reproduit dans mon "NEWS ON CONGO 058" le 09.06.2005, me semble confirmer que c'est bien la vérité - une contraire à la histoire, souvent répétée, dans tous les médias internationels réactionnaires - que dit GLAC sur se sujet.

English:

I find the issue (No. 19-2007) of today of the Grands-Lacs Confidentiel (GLAC), a source which often is very well-informed on questions of the DR Congo and of the other countries in Central Africa, particularly important concerning the present situation in that region, and therefore I'm reproducing it here in its entirety. It contains some articles (only) in French and some others both in French and in English - see below.

The article listed by GLAC now under 5. below, "GLAC NO 17-2007: Paul Kagame recruits to throw Robert Mugabe out of Zimbabwe", was reproduced also in my "News with brief comments" item 289, on 23.07.2007.

In the editorial (in French) of this GLAC issue, among other things the question of the genocide in Rwanda in 1994 is mentioned. An article in English by Remigius Kintu, published in 2005 and reproduced in my "NEWS ON CONGO 058" on 09.06.2005, seems to me to confirm that it's the truth - one contrary to the often-repeated story in all the international reactionary media - that the GLAC is telling on that subject.





 [CITATION / QUOTE:]


Från:
Grands-Lacs Confidentiel
Datum:
den 31 juli 2007 06:46 [CET]
Till:
grands_lacs_confidentiel@yahoo.com
Ämne:
GRANDS-LACS CONFIDENTIEL NO 19-2007

GRANDS-LACS CONFIDENTIEL
Fondé le 13 janvier, 1999
Année 2007, Numéro 19
Edition du 31 juillet 2007

 

I. LES GRANDS TITRES

 
A. EDITORIAL
 

Le Congo, une poubelle des puissances impérialistes ? 

B. LES NOUVELLES

 

  1. An imperialist war is soon going to set Zimbabwe on fire
  2. Une guerre impérialiste va bientôt enflammer le Zimbabwe
  3. La MONUC au cœur de la mafia à l’Est du Congo
  4. La déclaration finale faite par les Chefs traditionnels du Territoire de Moba
  5. GLAC N0 17-2007 Paul Kagame recruits to throw Robert Mugabe out of Zimbabwe; Paul Kagame recrute pour chasser Robert Mugabe du Zimbabwe
  

II. LES DETAILS

 

A. EDITORIAL

 

LE CONGO, UNE POUBELLE DES PUISSANCES IMPERIALISTES ?

 
Les Congolais sont-ils intelligents et capables de lire leur histoire et en tirer une leçon?
 


En 1960 lorsque l’Onu coupe l’herbe sous le pied du jeune gouvernement indépendant de Patrice Emery Lumumba (que son âme repose en paix), les historiens fantaisistes et épousant la thèse de la manipulation impérialiste voulaient que le Congo ne compte pas suffisamment d’intellectuels pour gouverner leur pays. Aujourd’hui, à la lumière de ce qui se passe au Congo, sous le regard impuissant des intellectuels chevronnés mais souvent corrompus jusqu’à la moelle des os, l’Onu comme en 1960, reprend la direction de la manipulation du gouvernement pour placer la direction du territoire congolais sous le contrôle du Rwanda. Le Congolais aujourd’hui éduqué, regarde impuissant comment  cette organisation de la mafia internationale renforce encore le désordre à l’Est du Congo pour pérenniser la guerre. Ainsi le temps a montré que le problème n’est pas que les congolais n’ont pas suffisamment étudié, mais c’est qu’ils n’avaient pas compris qui est leur ennemi, quel jeu il utilise et comment il faut le combattre.
 

Le gouvernement Kabila actuel, à force de croire le langage des puissances occidentales fallacieusement garantissant la sécurité de son pouvoir se retrouve entre l’enclume et le marteau. L’enclume c’est aujourd’hui le peuple (majoritairement du Congo oriental) qui l’a conduit au pouvoir par des élections libres et démocratiques. Ce peuple le juge sans pitié parce que jusqu’à présent, Joseph Kabila n’a pas réussi à faire son choix entre servir le peuple et faire confiance aux puissances impérialistes qui viennent lui psalmodier un discours pharisien à l’oreille. Il n’a pas livré la marchandise de la paix et de la garantie de l’intégrité territoriale du Congo oriental comme partie intégrante du territoire congolais.  Le marteau ce sont ces puissances coloniales, vecteurs puissants de la mondialisation qui viennent en charognards pour piller les richesses naturelles du Congo.

 

Les négociations en catimini entre le gouvernement Kabila et Nkundabatware, sous le commandement de Kisempia et de John Numbi (qui fait toujours partie du gouvernement congolais) ont fait chuté drastiquement la confiance que l’électorat congolais avait accordée à Joseph Kabila. Désenchantés, désillusionnés, les Congolais originaires de l’ancien Kivu observent impuissants le déraillement lent mais certain, du gouvernement actuel qui croit de plus en plus dans le discours de la même communauté internationale qui a financé la guerre contre le Congo par le Rwanda au coût de 8 millions de vies congolaises.

 

Peu importe qui on est et combien on est malin, en politique, on ne peut pas s’enfuir ni se cacher indéfiniment. Il faut arriver à faire son choix quelles que soient les menaces de mort et les intimidations auxquelles font face quotidiennement les dirigeants des pays pauvres par les puissances impérialistes qui, à tout prix, tiennent à défendre ce qu’ils appellent leurs intérêts. On doit choisir entre faire quotidiennement face à la mort aux cotés du peuple, comme Patrice Lumumba; ou bien, comme Mobutu,  tourner le dos à son peuple et servir allégrement les puissances impérialistes. Laurent Désiré Kabila l’avait bien compris lorsqu’il déclara qu’il avait choisi le camp populaire, qu’il ne trahirait jamais son peuple, que peu importent les menaces et les assassinats, il ne changerait pas son choix.

 

Malgré la personnalité de « gentleman » qu’affiche Joseph Kabila auprès des occidentaux, ceux-ci n’ont jamais donné raison au Congo. Tout ce qu’on voit dans la communauté internationale c’est le Congo qui porte le poids et paye le prix du génocide rwandais. Paul Kagame, le déclencheur officiel de ce crime monstrueux, profite jusqu'à présent de ses retombées et savoure en toute quiétude le pouvoir à Kigali. Que dire encore de la Cour Pénale Internationale et de sa vraie mission lorsque son premier prisonnier, si ce n’est pas le dernier, est un pauvre Lubanga et lorsque les plus grands criminels siégent dans l’opulence en Afrique centrale?

 

L’ironie la plus mordante et à la fois ridicule on l’a vu récemment quand Louise Arbour venait donner la leçon des droits de l’homme au gouvernement et au peuple congolais! Le monde entier n’a pas encore oublié que c’est la même Louise Arbour qui a travaillé fort pour cacher les preuves incriminant Paul Kagame, comme déclencheur principal du génocide rwandais. Elle a été découverte et dénoncée publiquement par le journal Canadien « National Post » dans son édition du 1er mars 2000, et depuis les preuves l’incriminant n’ont cessé d’abonder.

 

Et comme en 1960, la Belgique et l’Onu sont encore au centre de l’acharnement criminel dont est victime le Congo aujourd’hui. Le peuple congolais a, depuis 1960, démontré qu’il n’est pas prêt à signer la dislocation de son territoire en mini-États. Rendons-lui justice, il a besoin d’un leader qui le place en premier et fasse passer les autres pays après.

 

Dans ce terrain de l’incertitude sur lequel s’avance imprudemment Joseph Kabila, le grand et ancien Kivu reste un bourbier de sang alors que les mêmes multinationales occidentales pillent les richesses naturelles. Avec la main gauche, on lui interdit toute option militaire en lui faisant croire qu’on va lui garantir la paix alors qu’avec la main droite, on organise des tentatives d’assassinat, on soutient des milices parallèles, on donne aux mercenaires des armes pour prendre l’Est, on arme Jean Pierre Bemba et Laurent Nkundabatware et la Belgique est prise la main dans le sac par le récent rapport de l’Onu. Forcer le Congo à  se défendre en l’attaquant et l’empêcher de le faire par des pressions, des sanctions et des embargos sur les armes, voila le piège qui est tendu, un piège vieux comme le monde.

 

Comme le dit Bob Marley : «  Tell the children the truth ». Le peuple congolais doit dire à ses enfants et ses petits enfants que c’est la Belgique qui a tué Lumumba en découpant son corps en mini-brochettes avant de le plonger dans l’acide sulfurique. Que c’est encore la Belgique qui a gardé, comme échantillon, une dent de Lumumba pour démontrer sa victoire sur le peuple congolais. Que c’est encore aujourd’hui la Belgique du « Fantôme du roi léopold II » qui est prise la main dans le sac par le récent rapport de l’Onu, en train de centraliser les retombées issues des souffrances du peuple congolais

 

Il est urgent pour Joseph Kabila de cesser de tergiverser. La culture séculaire des puissances occidentales de faire du Congo leur poubelle doit prendre fin. Mon rôle n’est pas de lui proposer le  choix à faire, mais il doit le faire en âme et conscience car tôt ou tard ce n’est pas l’Occident qui le jugera. La mission des puissances impérialistes n’est pas de juger les dirigeants des pays en voie de développement mais de former des instruments qui les serviront et qu’ils finissent par récompenser en monnaie de singe. Jonas Savimbi, John Garang et Mobutu Sese Seko sont des exemples frappants qui devraient faire réfléchir les dirigeants africains qui optent pour servir l’impérialisme

 

Esdras MASAN

Rédacteur en Chef

Grands-Lacs Confidentiel

E-mail: glac_editor@yahoo.com


 

B. LES NOUVELLES

 

Please note: In the current edition of Great Lakes Confidential (GLAC) we are especially publishing the article on Zimbabwe in both English and French, so as to bring the English readers to the seriousness of the content.

 

Notez bien : Dans ce numéro, nous publions spécialement en Anglais et en Français un article sur le Zimbabwe pour permettre aux lecteurs anglophones d’en comprendre le sérieux du contenu.

 

1. AN IMPERIALIST WAR IS SOON GOING TO SET ZIMBABWE ON FIRE

 

Rusomo, Rwanda, July 29th 2007 (GLAC) – A war devised and financed by some imperialist powers, aiming at drowning Zimbabwe in blood, is being prepared in Rwanda under the care of the president Paul Kagame who is in charge of the recruitment and training of mercenaries.

 

On top of the information we sent out last week (Grands-Lacs Confidentiel No 17 of July 23rd 2007), we bring much more details on this matter that may cause even more bloodshed in Africa, as it is the case in the Great-Lakes region.

 

Place of training: Rusumo, Rwandese village close to the border with Tanzania.

 

Composition of the of Recruits : In majority from Zimbabwe, some from Malawi, white mercenaries from South Africa, as well as some demobilized Ugandan and Rwandan soldiers, recruited for the account of presidents Museveni and Paul Kagame.

 

Organizing countries: England, Portugal, Malawi, Rwanda, Uganda, USA.

 

In charge of recruitment and training: Rwanda and Uganda.

 

Financing: England and Portugal.

 

Weapons and munitions: USA.

 

Camps and infiltrations: Malawi, under the coordination of white South African mercenaries. Those are also in charge of the duplication of uniforms of the Zimbabwean army that mercenaries will wear during the war.

 

Composition of the instructors: Two Zimbabweans members of the opposition and three westerners: two British and one Portuguese. They are in charge of the recruitment and the payment of recruits. At the time we publish this edition, they all are staying at the hotel Mille collines in Kigali.

 

Paul Kagame is now well known as the murderer of President Habyarimana, and by this fact, as the man who launched the Rwandan genocide. Thanks to the support of an International Community that closed its eyes on all the evidence pointing to Kagame, the Rwandese genocide was the object of a flagrant and well-known historic distortion. It is him again who is the master of a war that the international mafia imposed in the Democratic Republic of the Congo, at the cost of eight million lives

 

This new evangelist of re-colonization and extermination of the black race already has his target well defined: Zimbabwe, to launch a «civil» war under the pretext of «throwing Mugabe out at all costs». But let’s remember: when the war in Congo started, we were told it was to make Mobutu go away. Mobutu has been gone a long time, but still the same criminals arrange and work hard to keep the war from ending. This is what will happen also in Zimbabwe.

 

The main objective of this war is the re-appropriation of Zimbabwean land by white farmers, the colonial occupants of Zimbabwe which was then call Rhodesia. Those lands were shared with Zimbabwean autochthones that depend on it for food and subsistence.   

 

At the end of this edition you will find our article dated July 21st 2007 and entitled «Paul Kagame recruits to throw Robert Mugabe out of Zimbabwe».

 

 

2. UNE GUERRE IMPERIALISTE VA BIENTOT ENFLAMMER LE ZIMBABWE

 

Rusomo, Rwanda, le 29 juillet 2007 (GLAC) – Une guerre concoctée et financée par certaines puissances impérialistes occidentales, visant à plonger le Zimbabwe dans un bain de sang, est en préparation au Rwanda sous l’hospice du président Paul Kagame qui est en charge du recrutement et de la formation des mercenaires.

 

En plus des informations que nous avons diffusées la semaine passée (Grands-Lacs Confidentiel No 17 du 23 juillet 2007), nous apportons ci-dessous beaucoup plus de précisions sur cette affaire qui risque d’ensanglanter davantage l’Afrique, tel le bourbier de sang que connaît actuellement l’Afrique des Grands-Lacs.

 

Lieu d’entraînement et de formation: Rusumo, village rwandais périphérique de la frontière avec la Tanzanie.

 

Composition des recrues : majoritairement des zimbabwéens, on compte aussi des Malawites, des mercenaires blancs d’Afrique du Sud ainsi que plusieurs démobilisés ougandais et rwandais recrutés pour cette mission pour le compte des présidents Museveni et Paul Kagame

 

Pays organisateurs du coup: Angleterre, Portugal, Malawi, Rwanda, Uganda, États-unis.

 

Responsables du recrutement et de la formation : Rwanda et Ouganda.

 

Financement : Angleterre et Portugal.

 

Armes et munitions : Etats-unis.

 

Cantonnement et infiltration : Malawi, sous la coordination des mercenaires blancs sud-africains. Ce sont eux aussi qui s’occupent de la duplication des uniformes de l’armée zimbabwéenne que porteront les mercenaires pendant la guerre.

 

Composition des instructeurs : deux zimbabwéens membres de l’opposition et trois occidentaux : deux anglais et un portugais. Ceux-ci sont chargés du recrutement et du paiement des recrues. Au moment où nous mettons sous presse cette information, ils sont tous logés à l’hôtel Mille Collines de Kigali

 

Paul Kagame est maintenant bien connu comme l’assassin du Président Habyarimana et par ce fait, comme le déclencheur du génocide rwandais. Grâce à l’appui d’une communauté internationale qui a fermé les yeux sur toutes les preuves qui l’incriminent, le dossier du génocide rwandais a connu une distorsion historique notoire et flagrante. C’est lui encore le maître qui tient la houlette d’une guerre que la mafia internationale a imposée en République démocratique du Congo faisant 8 millions de morts.

 

Ce nouvel évangéliste de la re-colonisation et de l’extermination de la race noire a déjà sa cible bien définie: le Zimbabwe, pour lancer une guerre « civile » sous prétexte de « faire partir Robert Mugabe à tout prix ». Mais rappelons-nous : quand on a lancé la guerre au Congo, on disait bien que c’était pour faire partir Mobutu. Mobutu est parti depuis longtemps, mais ce sont encore les mêmes criminels qui s’arrangent et travaillent fort pour que la guerre ne finisse pas. Voilà ce qui attend le Zimbabwe.

 

L’enjeu principal de cette guerre vise la réappropriation des terres zimbabwéennes aux fermiers blancs, les anciens colonisateurs du Zimbabwe qui alors s’appelait la Rhodésie. Ces terres ont été partagées avec les autochtones zimbabwéens qui en dépendent pour l’agriculture de subsistance.

 

A la fin de cette édition vous allez trouver notre article du 21 juillet 2007, intitulé « Paul Kagame recrute pour chasser Robert Mugabe du Zimbabwe ».

 

 

3. LA MONUC AU CŒUR DE LA MAFIA A L’EST DU CONGO

 

Kigali, Rwanda, le 28 juillet 2007 (GLAC) - Malgré les élections démocratiques qui se sont bien déroulées en République Démocratique du Congo et qui laissaient présager le démarrage de la paix, la Monuc (Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour le Congo) et les puissances impérialistes ne lâchent pas prise. Elles sont déterminées à manipuler le gouvernement actuel en faveur de l’occupation et de l’exploitation du Congo par le Rwanda, l’Ouganda et les puissances coloniales qui ont envoyé Kagame faire la guerre au Congo. Voici en bref la situation sécuritaire à l’Est de la RDC.

 

- Après avoir appris avec frustration la victoire des Mai-Mai sur les mercenaires, Paul Kagame a précipitamment dépêché, mercredi le 25 juillet 2007 dans la soirée, trois hauts officiers de l’armée rwandaise à Goma à la base de la Monuc. Jeudi le 26 juillet, ces trois officiers de l’armée rwandaise étaient déjà vêtus en officiers des Casques Bleus de la Monuc, avant de prendre un avion de la Monuc, entre 9h30 et 10h00 locales, pour s’envoler en destination de Minembwe. Selon nos sources fiables à Kigali, le même avion a apporté aussi les équipements suivants : Une arme lance-roquettes appelée familièrement « Douze tubes » ou encore « Katyusha », vingt bombes, un ordinateur puissant pour faciliter le changement des fréquences ainsi que 6 motorolla. « La nouvelle position de la Monuc à Minembwe a un objectif précis : renforcer et positionner davantage l’occupation de l’Est par les mercenaires et détruire de manière insidieuse, les efforts de résistance des Mai-Mai et de l’armée nationale congolaise sur ce territoire ». Voilà ce qu’affirme un haut officier de l’armée burundaise qui suit à la loupe toutes les tentatives d’infiltration des ennemis du Congo en provenance du Rwanda par la province voisine de Cibitoke au Burundi.

 

- L’ambassade des États-Unis à Kinshasa est à la base de tout le mouvement de résistance de Nkundabatware dans le Nord-Kivu ainsi que de l’occupation du Congo oriental par l’armée rwandaise et ses mercenaires de l’Éthiopie, de la Somalie et de l’Ouganda. Dans ce cadre, les sources de Grands-Lacs Confidentiel indiquent que le plan américain pour l’Est du Congo consiste a implanter une base de la Monuc à Minembwe, afin de bien faciliter et accélérer l’infiltration des mercenaires, pour implémenter sans plus tarder le plan de la conquête du Kivu.

 

- Les mercenaires à Minembwe étudient présentement l’option de lancer une guerre pour prendre temporairement le contrôle d’une bande de terre qui s’étend depuis Minembwe jusqu’à la Ruzizi. Celle-ci leur servirait pendant quelques jours seulement de couloir pour acheminer des armes et faire traverser des milliers de mercenaires vers les hauts plateaux d’Uvira. Ceux-ci viendront renforcer ceux qui sont à Minembwe et dans les environs et qui, selon leurs frères, sont «menacés ». 

 

- Chaque jour qui passe apporte davantage de preuves que la Monuc est l’agente qui renforce l’insécurité à l’Est du Congo. Telle la même Onu qui opérait en cachette pour miner le gouvernement Lumumba en 1960; la Monuc est au Congo pour accomplir un plan qui à long terme vise démanteler le Congo. En voici un fait : Au cours de cette semaine (du 19 au 25 juillet 2007), un major des FDRL (forces rebelles opposés au gouvernement du Rwanda)  nommé Dieudonné est venu de Shabunda pour échanger de l’or contre armes et munitions avec la Monuc à Bukavu. L’officier de la Monuc lui a promis de lui fournir davantage d’armes et l’a encouragé à semer davantage de désordres et d’affrontements à l’Est.

 

- Cyangugu (Rwanda) : Les militaires rwandais attendent toujours pour trouver l’opportunité et la disposition frontalière afin de traverser en RDC pour rejoindre leurs confrères à Bijombo.

 

- Rutshuru : Plusieurs infiltrations sont signalées à Runyoni, Jomba, Matebe, Ndamugenga, Chongerero et Katwiguro pour préparer la résistance contre l’arrivée éventuelle des soldats de l’armée congolaise.

 

- Masisi : A Kichanga, Mwesso, Mufamando et Ngungu les rwandais attaquent des positions congolaises sous prétexte que ce sont des FDRL. Dans toute la contrée de Goma, l’insécurité atteint des proportions alarmantes et ceci est confirmé par les observations d’un spécialiste occidental qui y séjourne. Plusieurs travailleurs du gouvernement congolais à Goma continuent passer la nuit au Rwanda.

 

- Une réunion s’est tenue à Gisenyi le dimanche le 22 juillet 2007 pour analyser la situation qui prévaut dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. Deux immigrés rwandais vivant au Congo étaient présents : un certain nommé « John » et l’autre « Chirac ». L’issue de la réunion reste inconnue.

 

- Dans la zone de Lubero, un Mai-Mai connu sous le nom de Jackson et Kakolele, ont  lancé des attaques sur Kasiki et Karumba, deux contrées qui sont tombées sous leur contrôle.

 

Alors que l’Onu vient de condamner le gouvernement congolais pour tout effort de résistance visant à reconquérir la partie du territoire congolais qui est sous le contrôle du Rwanda, il est très intrigant de constater que la même organisation n’a jamais condamné directement le Rwanda pour le génocide qu’il a commis au Congo. Comme en 1960 contre Lumumba, l’Onu travaille fort pour faire dominer le Congo par le Rwanda, instrument des multinationales occidentales. Les Congolais sont-ils capables de comprendre que « quel que soit ce que tu offres à un sorcier, rien ne l’empêchera de réclamer ta tête »?

 

Dans cette confusion diplomatique généralisée, selon les sources de Grands-Lacs Confidentiel, le directeur général de la sécurité de Joseph Kabila connu familièrement sous le nom de « ADG MATH » aurait séjourné à Rutshuru (au Nord-Kivu) jeudi le 26 juillet pour rencontrer Laurent Nkundabatware. Le but et l’issue de ce voyage de l’émissaire du gouvernement Kabila restent inconnus.

 

Entre temps, Kigali et Kampala encouragent de plus en plus certains Tutsis du « noyau dur » de Bujumbura pour préparer un coup et éliminer physiquement le président Pierre Nkurunziza. Ces tutsi voient déjà l’abandon du gouvernement actuel de Bujumbura et le retour des représentants FNL (Front national de libération) dans le maquis comme une occasion qui leur permettra d’obtenir plus de soutien parmi les Burundais déçus.

 

 

4. DECLARATION FINALE FAITE PAR LES CHEFS TRADITIONNELS DU TERRITOIRE DE MOBA A L’ISSUE DE LA REUNION EXTRAORDINAIRE DU COMITE DE L’ALLIANCE NATIONALE DES AUTORITES TRADITIONNELLES DU CONGO/TERRITOIRE DE MOBA

 

Nous, Chefs Traditionnels du Territoire de Moba, réunis en séance extraordinaire au sujet des informations concordantes et persistantes, en notre possession sur le retour imminent des Tutsi Rwandais dans le territoire de Moba, notamment à Vyura, déclarons ce qui suit :

 

Vu la constitution de la République Démocratique du Congo en ses articles 63 et 207 ;

 

Vu le refus notoire des Tutsi Rwandais, ayant résidé dans le Territoire de Moba avant la guerre d’agression, de s’intégrer dans la communauté; attitude illustrée par les fait ci-après :

 

-          Les velléités hégémonistes en créant une chefferie de fait dans le secteur de BENA KAMANIA. Ce fait a été considéré comme étant une menace grave à la République aux deux congrès du MPR, d’où le Chef du Secteur reçut l’ordre formel de se débarrasser de ces hors-la-loi. Et c’est ce qui fut fait en 1975 lorsque les Tutsi Rwandais partirent s’installer à Vyura.

 

-          Avoir excellé à la récidive en créant une fois de plus un territoire dont la rivière Lufuko étai la limite au Sud.

 

-          Création anarchique d’un aérodrome, de plusieurs écoles, églises, etc…

 

-          Avoir envoyé des jeunes gens en renfort au Rwanda pendant la guerre débutée en 1990 pour grossir les rangs de leurs frères Tutsi. Les premiers cités sont revenus militaires à l’entrée de l’AFDL.

 

-          Le vol de bétail des sociétés d’élevage ELGYMA/PEPA et ONDE/KANSIMBA jusqu’à la faillite de cette dernière.

 

-          Avoir pâturé intentionnellement leur bétail dans les champs des autochtones, et cela sans aucun dédommagement aux victimes.

 

-          Mise à mort de leurs travailleurs autochtones dans les travaux champêtres et le commerce qui osaient réclamer leur salaire.

 

-          Le mépris du chef traditionnel exprimé par :

 

·         Le refus de s’acquitter de la redevance coutumière,

·         L’agression à coups de fouet du Grand Chef NGANIE, en signe de refus du payement de la redevance coutumière. La bastonnade subie a tellement été atroce que le Grand Chef a dû être interné à l’hôpital et subir une intervention chirurgicale.

·      L’assassinat de Chef Coutumier du groupement KABWELA enterré vif dans une même tombe avec son neveu.

 

Vu la gravité des faits en général et plus particulièrement les sévices subis par le Grand Chef NGANIE ainsi que la mort tragique du Chef KABWELA, lesquels constituent des tabous; la personne du Chef étant sacrée selon nos us et coutumes; lesquels condamnent leurs auteurs à l’interdiction de résider dans le pays (l’entité) où régnait le de cujus;

 

Attendu que l’Alliance Nationale des Autorités Traditionnelles du Congo prône la solidarité aux fins de sauvegarder les acquis socio-culturels;

 

Attendu que les Chefs Traditionnels sont catalyseurs des aspirations de la population placée sur leur autorité;

 

Nous nous opposons farouchement au retour des Tutsi Rwandais dans le Territoire de Moba, de manière à préserver la paix et la tranquillité que sont les acquis combien chers de la démocratie montante.

 

Pour ce faire, nous demandons au Gouvernement et la Communauté Internationale de prendre acte de la présente déclaration laquelle exprime les aspirations de la population du Territoire de Moba.

 

Fait à Moba, le 21 Juillet 2007.

 

Cette lettre a été signée par 12 chefs coutumiers du territoire de Moba.

 

 

5. GLAC NO 17- 2007: PAUL KAGAME RECRUITS TO THROW ROBERT MUGABE OUT OF ZIMBABWE

 

La version française suit ci-dessous.

 

Kigali, Rwanda, July 21st 2007 (GLAC) – A group of two thousand Zimbabwean recruits from the opposition is being trained in Rwanda to prepare a war aiming at ending the regime of Robert Mugabe, President and leader of the independence of Zimbabwe since 1980.

 

This group consists in majority of young Zimbabweans and of a few hundreds of young men from neighbouring Malawi. Trainings take place daily in a region at the border between Rwanda and Tanzania, under the command of Rwandese and Ugandan officers supervised by American and British instructors. During their training, those youths who swear by the head of Robert Mugabe will also have instructors coming from the American bases in Kenya and from the Camp Lemonier American base in Djibouti, in particular, instructors from the 6th Provisional Security Company (PSC).

 

Officers who supervise those trainings send messengers to the eastern Congo in order to secretly recruit other youths who will go and help, after their training, to throw out Robert Mugabe. Those Congolese would then come back to the Congo to make a coup and take the power.

 

Paul Kagame spares no effort to widen the network that will support him in his struggle to take control of the Congo. Recruiters promise to pay a salary of four hundred dollars per week during the whole training period.

 

 

PAUL KAGAME RECRUTE POUR CHASSER

ROBERT MUGABE DU ZIMBABWE

 

Kigali, Rwanda, le 21 juillet 2007 (GLAC) – Un groupe de deux mille recrues zimbabwéennes issues de l’opposition est en formation au Rwanda pour lancer la guerre visant à mettre fin au régime de Robert Mugabe, l’actuel président et leader de l’indépendance du Zimbabwe depuis 1980.

 

Ce groupe composé majoritairement de jeunes zimbabwéens compte aussi quelques centaines de jeunes originaires du Malawi voisin. Les entrainements se déroulent quotidiennement dans une région située à la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie, sous le commandement d’officiers rwandais et ougandais supervisés par les instructeurs américains et britanniques. Au cours de leur formation, ces jeunes qui jurent par la tête de Robert Mugabe recevront aussi des instructeurs qui viendront des bases américaines du Kenya et de la base américaine de Djibouti du Camp Lemonier, plus particulièrement les instructeurs de la 6th Provisional Security Company (PSC).

 

Les officiers qui encadrent ces entraînements envoient des messagers à l’Est du Congo pour recruter clandestinement d’autres jeunes qui après la formation iront aider les zimbabwéens à chasser Mugabe du pouvoir. Ces congolais devraient ensuite revenir au Congo pour renverser et prendre le controle du pouvoir.

 

Paul Kagame ne ménage aucun effort pour élargir le réseau qui le soutiendra dans la lutte qu’il mène pour prendre contrôle du Congo. Les recruteurs promettent de payer un salaire de quatre cents dollars par semaine et cela pendant toute la période de formation.

 

GLAC.

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QUI EST GRANDS-LACS CONFIDENTIEL ?

 

GRANDS-LACS CONFIDENTIEL (GLAC) a été fondé le 13 janvier 1999 en signe de contestation du « rideau de silence » que la mafia impérialiste avait imposé à l’Afrique centrale ou des milliers d’humains étaient massacrés comme des mouches. Cette conspiration monstrueusement criminelle était très flagrante dans les grands médias planétaires. GLAC est né en tant que refus de l’inaction et du silence face aux génocides bénis par les maîtres de la mondialisation.

 

GLAC soutient l’émergence d’une presse mondiale qui fournit une information beaucoup plus équilibrée et qui défend les sans-voix.

 

Grands-Lacs Confidentiel est une agence de nouvelles spécialisée sur la région des grands-lacs africains. Publication uniquement diffusée par courrier électronique (e-mail), GLAC reste incontestablement l’agence des nouvelles la plus ancienne et la plus lue de son genre.  Tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique des Grands-Lacs et à ses enjeux-clés  lisent GLAC.

 

De la Nouvelle-Zélande aux États-Unis en passant par l’Europe scandinave et l’Afrique du Sud, GLAC compte plus de 8000 abonnés directs.

 
[FIN DE CITATION / END OF QUOTE]








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